
Mauvaise pioche !
Décidément, Anna Gavalda va croire que je lui en veux…. Il y a quelques mois, j’avais éreinté La Consolante. Aujourd’hui, je m’apprête à faire de même pour L’échappée belle. Ce n’est pas de l’acharnement, juste de la constance… Les romans d’Anna Gavalda me tombent des mains. Il n’y a rien à faire. Je ne pourrai jamais faire partie de son fan club !
Et pourtant, ce cinquième roman commençait plutôt bien… Les frères et sœurs d’une famille unie se réunissent le temps d’un week-end pour assister à un mariage. L’un d’entre eux manque à l’appel. Il est bloqué dans un château à quelques kilomètres de là. Du coup, sur un coup de tête, les autres décident (avant même d’entrer dans l’église) de le rejoindre. Ils abandonnent alors femmes et enfants et prennent la route ! Jusque là, le roman se révèle plutôt amusant. Il se lit d’une traite et on s’attend même à revivre avec eux une partie de notre enfance. On espère (comme annoncé en quatrième de couverture) qu’ils vont échanger les mêmes souvenirs de jeux, de lecture ou encore de musique que nous. Et puis, non. Rien ne se passe. Au fil des pages, l’histoire a plutôt tendance à se dégrader. Les personnages se retrouvent au milieu d’un mariage de prolétaires (aucun lien logique avec le début du roman) ; ils perdent leur semblant d’épaisseur et la pseudo héroïne hoquette des « j’hallucine » à tous bouts de phrases.
Le style devient de plus en plus pathétique. Il est plat et sans originalité. Anna Gavalda veut avoir l’air « à la mode » mais elle est complètement has been.
Alors que tous ceux qui ne l’ont pas encore lu se rassurent : ils l’ont échappé belle…
L’échappée belle (Le Dilettante, 10€) cinquième ouvrage d’Anna Gavalda à paraître le 4 novembre.
Publié par capucineroche 
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