Alabama Song de Gilles Leroy 2

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Mes impressions de lecture…
Certains m’ont reproché d’avoir démarré mon blog avec le prix Goncourt. Ils s’imaginaient que j’allais partir sur les chapeaux de roues et décortiquer toute l’actualité littéraire de janvier 2008… Eh bien non ! J’ai souhaité faire d’abord un petit retour en arrière, parce que c’est « ce » roman qui m’a donné envie de créer « Week-end books ».
Et pourtant, en ouvrant Alabama Song, j’avais quelque a priori… Je me disais : « Comment un homme – tout écrivain soit-il – peut-il se glisser dans la peau d’une femme sans vouloir duper ses lecteurs ? ». L’intention me paraissait donc risquée et même un peu cavalière… Mais ça fonctionne ! Non seulement, Gilles Leroy réussi à se glisser avec brio dans la peau de Zelda Fitzgerald mais il va encore plus loin puisqu’il fait d’elle une héroïne à part entière.
Alabama Song est le journal intime & imaginaire de l’épouse du célèbre écrivain Francis Scott Fitzgerald. Dans celui-ci, elle confie tour à tour ses sentiments, ses pensées, ses regrets et ses déboires les plus intimes. Elle décrit, étapes par étapes, la vie d’un couple en vogue dans les années 30. Son succès et sa chute… Car si la vie des Fitzgerald en a fait rêvé plus d’un, elle s’est néanmoins terminée dans la douleur et la déchéance. Crise, jalousie, alcool, folie, internement, électrochocs, lobotomie… leur existence a fini par tourner au cauchemar. Jusqu’à se détruire totalement, infiniement, inévitablement.
Le beau livre de Gilles Leroy (qui a emprunté son titre à une des chansons les plus connues du « Mahagonny » de Bertold Brecht) condense toute cette vie en moins de deux cents pages. En les lisant, écoutez attentivement le « je » subtile du romancier, vous entendrez la parole intense de Zelda. Celle qui fait tomber la part d’ombre et de lumière des Fitzgerald, si longtemps occultée.

Prochaine lecture : Mort et vie d’Edith Stein de Yann Moix (Grasset). A vendredi prochain !

2 réponses vers «Alabama Song de Gilles Leroy 2»

  1. Nicolas B. dit :

    Comme toi Capucine, j’ai beaucoup aimé Alabama Song. Gilles Leroy impressionne dans sa capacité à se mettre dans la peau de Zelda, à faire vivre le personage. Quel plaisir aussi de se plonger dans le sud profond des Etats-Unis (on y étouffe !) et de vivre ensuite la folie des années 20 et 30 à New York et Paris ! A noter que Les Doors ont également sorti une chanson qui s’appelle Alabama Song (inspirée de Brecht) : http://www.youtube.com/watch?v=RHwz0nECYgk

  2. Olivier R. dit :

    je trouve la manip de votre blog un peu confuse, je ne trouve pas facilement, les commentaires, il manque une page de correspondance avec vous et,ou, avec d’autres lecteurs.Je n’est pas spécialement envie de commenter le livre de la semaine. Pour cette semaine je préfère commenter le dernier Ruffin (un léopard sur le garrot)!

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