
Allons droit au but : je suis déçue.
Terriblement déçue par le nouveau roman de Jean-Marc Parisis « Les aimants ». Et j’ai l’impression d’être la seule… La presse littéraire est unanime et crie au chef d’œuvre ! D’après elle, Parisis signe-là son meilleur roman. Foutaise ou copinage ? Quoi qu’il en soit, je ne partage absolument pas ce point de vue. Et sans vouloir contredire ces chers critiques littéraires, je pense l’inverse. C’est de loin son moins bon roman…
Et je ne suis pas en train de régler mes comptes. J’adore Jean-Marc Parisis. Son style poétique désenchanté ; son imaginaire chatoyant et ses thèmes souvent douloureux me plaisent. Parfois, en le lisant, je pense à Charles Bukwosky (la grossièreté en moins…). Car comme lui, il arrive à rendre le quotidien lumineux. A l’éclairer sous un nouveau jour. A le rendre romantique et fascinant. Désillusionné, il ne tombe pourtant jamais dans le pathos. Il se contente de décrire les choses telles qu’elles sont et c’est ce qui les rend belles.
Excepté dans « Les aimants ». Parisis bascule dans les clichés. Un jeune homme et une jeune fille se rencontrent sur les bancs de la fac. Ils sont à la Sorbonne, en lettres, flânent dans le quartier Saint Germain ; passent leur temps au Rostand ; écrivent et se font lire leurs manuscrits…. Bref cela manque d’originalité. On a l’impression d’avoir déjà lu 100 fois ce roman. Et puis à part une ou deux phrases bien tournées son style tombe à plat. Il n’y a pas d’émotion. On ne ressent pas le vécu. Il ne se passe rien.
Mais où est passé l’auteur de la mélancolie des fast-food ?
Editions Stock 2009, 100 pages, 13,50€
Publié par capucineroche 
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