octobre 19, 2009

Mauvaise pioche !
Décidément, Anna Gavalda va croire que je lui en veux…. Il y a quelques mois, j’avais éreinté La Consolante. Aujourd’hui, je m’apprête à faire de même pour L’échappée belle. Ce n’est pas de l’acharnement, juste de la constance… Les romans d’Anna Gavalda me tombent des mains. Il n’y a rien à faire. Je ne pourrai jamais faire partie de son fan club !
Et pourtant, ce cinquième roman commençait plutôt bien… Les frères et sœurs d’une famille unie se réunissent le temps d’un week-end pour assister à un mariage. L’un d’entre eux manque à l’appel. Il est bloqué dans un château à quelques kilomètres de là. Du coup, sur un coup de tête, les autres décident (avant même d’entrer dans l’église) de le rejoindre. Ils abandonnent alors femmes et enfants et prennent la route ! Jusque là, le roman se révèle plutôt amusant. Il se lit d’une traite et on s’attend même à revivre avec eux une partie de notre enfance. On espère (comme annoncé en quatrième de couverture) qu’ils vont échanger les mêmes souvenirs de jeux, de lecture ou encore de musique que nous. Et puis, non. Rien ne se passe. Au fil des pages, l’histoire a plutôt tendance à se dégrader. Les personnages se retrouvent au milieu d’un mariage de prolétaires (aucun lien logique avec le début du roman) ; ils perdent leur semblant d’épaisseur et la pseudo héroïne hoquette des « j’hallucine » à tous bouts de phrases.
Le style devient de plus en plus pathétique. Il est plat et sans originalité. Anna Gavalda veut avoir l’air « à la mode » mais elle est complètement has been.
Alors que tous ceux qui ne l’ont pas encore lu se rassurent : ils l’ont échappé belle…
L’échappée belle (Le Dilettante, 10€) cinquième ouvrage d’Anna Gavalda à paraître le 4 novembre.
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Publié par capucineroche
avril 20, 2008

Quoi, tu lis encore Alexandre Jardin ?! Mais, il n’est pas devenu un peu ringard avec le temps celui-là ? Il me rappelle tellement mes années lycée… Toutes les filles ne juraient que par ses romans ! Le Zèbre, Fanfan et autres Ile des gauchers… C’est drôle que tu le lises encore toi qui aimes autant la littérature… Voilà, le genre de réflexions idiotes que j’entends à chaque fois que je recommande le dernier roman d’Alexandre Jardin Chaque femme est un roman. Et franchement, cela a le don de m’agacer… D’autant plus que cet auteur a toujours su brillamment se renouveler. Ses émouvantes histoires de couples à la recherche de l’amour éternel sont bien loin derrière lui. Désormais, il fait dans… l’excentrique ! On l’a vu dernièrement avec Le Zubial et Le roman des Jardin, dans lesquels il dévoilait au grand jour les frasques improbables de ses proches. Aujourd’hui, il en remet une couche avec Chaque femme est un roman. Mais, cette fois, le sujet est encore plus près de lui… Il nous présente en effet les femmes qui ont traversé sa vie. Des créatures imprévisibles, romanesques, surprenantes, bizarres, déjantées qui concourent (chacune à leur manière) à rendre son livre complètement « foutraque », prévient-il dans le prologue. Le roman se présente alors sous forme de petites nouvelles (chaque femme à son chapitre) dans lesquels vous apercevrez sa voisine qui fait l’amour comme « on sort de la route » ; une lycéenne qui partage sa vie par procuration (elle écrit tous les moments qu’elle aimerait passer avec lui sur des bristols qu’elle colle ensuite aux murs) ; une mère qui brûle sa bibliothèque en vue de la renouveler ; et ainsi de suite.. Dans ce roman, Jardin fait une fois de plus preuve d’une incroyable gaîté et d’une totale originalité. Et peu importe de savoir si les anecdotes sont vraies ou pas. On passe un moment de lecture tellement formidable ! Ah, oui, j’oubliais : pensez à vous munir d’un stylo en lisant ce roman. Il y a quelques merveilleuses phrases à retenir…
Citations :
« A faible coefficient d’audace », p. 32
« Ce choc m’a appris qu’en amour, la liberté de l’autre est induite par notre propre regard. », p. 33
« Gavé de rêveries », p. 38
« Tout homme devrait un jour rencontrer le visage qui lui fera connaître la face inavouée de son caractère », p. 40
« Ma timidité me ligotait et me condamnait alors à une étouffante indécision », p. 44
« Ne l’oublions jamais… Un corps n’attire que s’il échappe. « Oignez, elle vous poindra ; poignez, elle vous oindra », vieux proverbe médiéval… », p. 53
« On ne retient bien que ce qu’on lâche à temps », p. 60
« La rêverie est un recours aussi efficace – et aussi vital – que la littérature. Il ne faut pas réclamer trop au réel », p. 64
etc.…
Alexandre Jardin en vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/x4lcza_chaquefemmeestunroman_people
http://www.dailymotion.com/video/x50ceo_alexandre-jardin_news
Prochain roman : La Stratégie des antilopes de Jean Hatzfeld (Seuil)
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Publié par capucineroche